L'arte di tradurre

 

Tradurre regolarmente in un determinato settore significa acquisirne sempre maggior conoscenza, carpirne le specificità, le esigenze e disporre del suo lessico specifico.

 

I dizionari, cartacei e on line, rappresentano una fonte quasi inesauribile di vocaboli, ma è soprattutto a contatto con il cliente, con l'azienda, con il settore industriale e/o commerciale che s'impara di più.

 

Per apprendere serve umiltà e perseveranza, qualità a mio parere indispensabili a un traduttore.

Umiltà per dire "non so, ma desidero imparare" e perseveranza perché nel campo della traduzione, non sempre le parole scaturiscono all'istante.

 

Le parole, alla stessa stregua delle persone, hanno vita propria. Nascono, vivono, talvolta muoiono. Subiscono le mode ed alcune sono create appositamente per un nuovo sistema, un nuovo macchinario o un nuovo settore.

 

nessuno meglio dei clienti stessi ci può dare l'opportunità di imparare ciò che dopo possiamo orgogliosamente chiamare "esperienza".

 

Questa esperienza acquisita in 30 anni di attività è la migliore garanzia della qualità del lavoro che posso offrirvi e che mi ha dato l'opportunità di provare il piacere, l'entusiasmo, la passione, l'angoscia, l'ebrezza e la soddisfazione di tradurre per voi.


Quelques mots de Sigmund Freud sur l'importance du langage

« par le langage, une personne peut communiquer des affects à une autre personne, l’influencer, la convaincre, l’émouvoir, etc.. De la parole de l’autre peuvent naître chagrin, terreur, angoisse, joie, enthousiasme. Les mots sont bien les instruments les plus importants de l’influence qu’une personne cherche à exercer sur une autre : les mots sont de bons moyens pour provoquer des modifications psychiques chez celui à qui ils s’adressent et c’est pourquoi il n’y a désormais plus rien d’énigmatique dans l’affirmation selon laquelle la magie du mot peut écarter les phénomènes morbides. »



Quelques mots de Marc-Alain Ouaknin sur la traduction

« La traduction n'est pas seulement traduire d'un langage dans un autre langage. C'est permettre que le sens se meuve et circule sous les expressions diverses et multiples qu'emprunte le langage pour lui donner corps et vie. En ce sens seulement la traduction a le pouvoir de conduire au-delà, d'être ouverture et guérison.

 

« L'être" de l'homme est un "en train d'être", un "déjà toujours là-bas de l'être". Etre soi, c'est toujours déjà être hors de soi, présence et existence, prae-sens etek-sistence. Etre, c'est pouvoir être invention incessante de soi, infinie transcendance et précisément transascendance. C'est cette voie qu'offre la traduction, le voyage "entre deux langues ».

 

Le travail talmudique, intersubjectivité, intertextualité, interprétations et autres lectures aux éclats, recherche la mise en mouvement du langage, pour produire chez le parlant qu'est l'homme un dés-istement, un choc existentiel, qui lui ouvre le chemin de l'au-delà de soi, en un mot le chemin de la vie. »


Prophète : une émergence originelle du besoin de traduire

« Nul n’est prophète en son pays ». Cette expression populaire, qui trouve son origine dans les évangiles de Luc et Matthieu, pourrait bien être l’histoire du retour du Prophète occidental en culture hébraïque, berceau du Nabi.

 

« Personne qui prétend révéler des vérités cachées au nom d'un dieu dont elle se dit inspirée».

Telle est la définition du mot prophète par le Petit Robert de la langue française. Par extension, le terme est connoté d'une idée d'anticipation sur l'avenir : le prophète est aussi celui qui annonce à l'avance un événement, que ce soit grâce à une intuition ou à une analyse rationnelle.

L'histoire du mot prophète commence avec la toute première démarche de traduction, celle de la bible hébraïque. Les conquêtes d'Alexandre le Grand ouvrent le sud de l'Europe au Moyen-Orient, puis aux portes de l'Asie, et installent un équilibre politique entre l'Orient et l'Occident. Nous sommes en -300 av. J.-C., la diaspora juive se concentre dans la ville d'Alexandrie, parle la langue hébraïque et continue d'étudier et de se référer aux textes de la bible hébraïque, qui incluent la Torah (ou Pentateuque). La combustion du creuset multiculturel fait émerger le besoin de traduire. Curiosité des Hellènes face aux traditions «barbares» ou besoin de garder à la portée de tous les Juifs hellénisés les racines d'une culture, la bible hébraïque est traduite en grec à la faveur de l'hégémonie hellène. C'est donc dans la Septante qu'apparaît pour la première fois le mot prophète, traduisant le terme hébreu nabi ou navi. Nabi est l'appelé dans son sens premier hébreu. Le terme fait aussi référence au vide, lieu de passage, comme moyen de transmission. Doué d'un grand discernement, le nabi hébreu est un conseiller des rois, mais il peut aussi être indépendant et recevoir toute personne demandant conseil. Il est également celui qui rappelle la bonne voie pour vivre en accord avec les exigences de l'Alliance. En cela, il transmet une parole et avertit des conséquences qu'il y aurait à ne pas la suivre. Le nabi n'est désigné par aucune instance. La première occurrence de nabi dans le Pentateuque apparaît pour parler d'Abraham (Genèse 20,7) qui, bénéficiant d'une intervention divine, intercédera en faveur d'Abimélek. Les traducteurs grecs choisissent prophètes, au sens littéral celui qui parle (phémi) au nom de (pro). Le prophète est celui qui reçoit et interprète la parole d'un autre, et au sens biblique, celle d'un dieu. Peut-être faut-il s'attarder sur la grammaire hébraïque pour comprendre le glissement de sens vers la notion de prédiction qu'a la prophétie. Les verbes hébreux ne se conjuguent pas au présent, seulement au futur et, lorsqu'un préfixe leur est accolé (le vav conversif), ils situent la même action dans le passé. Ainsi dans la culture hébraïque, le passage du futur au passé n'est qu'un retournement de situation, le futur conditionnel existe. Revenant au rôle du nabi, en énonçant une parole divine, il permet à chacun qui l'entend de changer de conduite et le cours des choses. Au contraire, dans la culture occidentale d'alors, l'axe du temps est tracé, l'ordre des choses prédéfini. Pour l'entendement occidental antique, l'avenir se substitue à la parole du prophète. L'Histoire a finalement seulement retenu le sens biblique du terme prophète. Ceci témoigne du subtil alliage de cultures que peut produire une traduction. Mais une notion nouvelle s'est ajoutée, typiquement occidentale, celle de prédiction, comme une trace de la prédominance de la culture occidentale dans le voyage de ce terme au cours du temps. (Isabelle Lawrence)



 

 

De l'autre côté de la tour de Babel (Paulo COELHO en Arménie)

 

Toute la matinée, je me suis efforcé d'expliquer à mes hôtes que ce qui m'intéressait ce ne sont pas les musées et les églises, mais les habitants du pays et que, par conséquent, je préférais aller au marché.

Mais ils insistèrent :

- Aujourd'hui c'est jour de fête, le marché est fermé.

- Bien, où voulez-vous me conduire ?

- Dans une église.

Je le savais ! ...

- Aujourd'hui nous célébrons un saint très particulier, très cher à tous les Arméniens. Nous allons visiter la tombe de ce Saint... mais ne posez pas de questions...

J'acceptai, car je sais que nous autres, écrivains, pouvons avoir, parfois, d'agréables surprises.

- Combien de temps faut-il pour y aller ? demandai-je.

- Vingt minutes ...

C'est la réponse standard. Je sais bien, moi, que cela sera beaucoup plus long. Mais jusqu'à maintenant mes hôtes ont respecté tous mes désirs, aussi ai-je décidé de céder à leur demande cette fois-ci.

Je suis à Erevan, en ce dimanche matin d'octobre. Je monte, résigné, dans la voiture. Je vois au loin le mont Ararat couvert de neiges ; je contemple le paysage. Ah ! Comme j'aimerais parcourir à pied cette belle contrée ! ...

Mes hôtes s'efforcent d'être aimables, mais je suis distrait... j'accepte, stoïque, le programme touristique spécial. La conversation s'alanguit et, peu à peu, le silence règne ...

Cinquante minutes plus tard (je le savais bien !) nous arrivons dans une petite ville et nous nous dirigeons vers l'église, pleine de fidèles.

Tous sont en costume-cravate pour cette fête et je me sens ridicule en jean et chemisette.

Je descends de voiture. Des membres de l'Union des Écrivains m'accueillent, m'offrent une fleur et me conduisent à travers la foule très dense devant une tombe. Je comprends que c'était là que doit être enterré le Saint ; mais avant de déposer la fleur, je veux savoir exactement à qui je suis en train de rendre hommage.

- Au Saint Traducteur,- est la réponse.

Le Saint Traducteur !

En prononçant ces mots mes yeux s'emplissent aussitôt de larmes.

Aujourd'hui c'est le 9 octobre 2004. La ville s'appelle Ochagan et l'Arménie est, que je sache, le seul pays au monde qui déclare fête nationale le jour du Saint Traducteur (il s'agit de Saint Mesrob), fête célébrée de façon grandiose.

Sain Mesrob a, non seulement créé l'alphabet arménien, mais il a consacré sa vie à transcrire dans sa langue maternelle les textes les plus importants de son époque, écrits en grec, en persan ou en syriaque. Lui et ses disciples les Pères Traducteurs entreprirent la gigantesque tâche de traduire la Bible et les principaux classiques de leur temps. À partir de ce moment-là (cinquième siècle) la culture du pays acquit sa propre identité, maintenue jusqu'à ce jour.

Le Saint Traducteur !

La fleur à la main, devant la tombe, je pense à toutes ces personnes que je n'ai jamais connues et que je n'aurai sans doute jamais l'occasion de connaître, mais qui ont en ce moment même un de mes livres entre leurs mains, essayant de leur mieux de rester fidèles, dans leur traduction, à ce que j'ai voulu partager avec mes lecteurs.

Et je pense tout particulièrement à mon beau-père, Christiano Monteiro Oiticica, traducteur. En ce jour, entouré d'anges et en compagnie de Saint Mesrob. il doit assister de là-haut à cette scène.

Je me souviens de lui, collé à sa vieille machine à écrire, se plaignant d'être mal payé pour son travail (ce qui, malheureusement, est encore vrai ... ) II me disait aussi que ce qui le poussait véritablement à poursuivre cette tâche, c'était l'enthousiasme à partager une connaissance qui, sans les traducteurs, n'arriverait jamais au peuple.

Je prie en silence, pour lui, pour tous ceux qui m'ont aidé, pour tous ceux qui m'ont permis de lire des œuvres auxquelles je n'aurais jamais pu avoir accès sans leur traduction, contribuant ainsi à réaliser ma vie et former mon caractère.

Dieu détruisit la Tour de Babel et tous les vivants d'alors commencèrent à parler des langues différentes. Mais, dans sa bonté infinie, il créa aussi, en même temps, un type de personnes dont la tâche serait de reconstruire ces ponts et permettre le dialogue et la diffusion de la pensée humaine.

Cet homme (ou cette femme) dont presque jamais nous ne prenons la peine de vérifier le nom lorsque nous lisons un livre écrit en langue étrangère, c'est Le Traducteur. (Traduit de l'espagnol par Arax NICHANIAN-VAZ)

 



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© Traduzioni in Francese Sylvie Salzmann
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